Facturation électronique

Par l’équipe Global ATB · Lecture : 8 minutes

Facturation électronique : ce qui change en 2026 et 2027

La réforme entre dans sa phase concrète. Dès septembre 2026, toutes les entreprises assujetties à la TVA devront pouvoir recevoir des factures électroniques. L’émission et la transmission de données suivront selon la taille de l’entreprise.

Deux notions à ne pas confondre

L’e-invoicing concerne les factures électroniques échangées entre entreprises établies en France et assujetties à la TVA, lorsque l’opération entre dans le champ de la réforme. Une facture électronique n’est pas un simple PDF envoyé par e-mail : elle contient des données structurées et transite par une plateforme agréée.

L’e-reporting correspond à la transmission à l’administration de certaines données d’opérations qui ne passent pas par l’e-invoicing, notamment des ventes à des particuliers ou certaines opérations internationales. Pour un restaurant ou un commerce réalisant principalement du B2C, c’est souvent ce second volet qui aura l’impact le plus visible.

Le calendrier officiel

Ces dates peuvent comporter des modalités particulières selon les opérations. La documentation officielle doit rester votre référence au moment du déploiement.

Quel rôle pour la caisse ?

La caisse enregistre les ventes, les taux de TVA, les moyens de paiement et les clôtures. Ces données peuvent alimenter le dispositif d’e-reporting. Une fiche de l’administration destinée aux TPE indique que, pour les opérations B2C, les données peuvent être agrégées quotidiennement et transmises par l’intermédiaire d’une solution compatible.

Cela ne signifie pas que toutes les caisses sont automatiquement prêtes. Il faut vérifier le format d’export, la fréquence de transmission, la connexion avec la plateforme choisie et le traitement des anomalies. Ne retenez pas une promesse générale : demandez le scénario précis correspondant à votre logiciel et à votre organisation.

Point de vigilance : Global ATB ne présente pas AtillaSoft comme « compatible réforme » sans confirmation documentée de l’éditeur sur la version et le flux concernés. Cette vérification fait partie de la préparation du projet.

La plateforme agréée devient un maillon central

Les entreprises choisiront une plateforme agréée pour envoyer et recevoir les factures concernées, extraire les données utiles et les transmettre à l’administration. L’annuaire et les services associés permettent d’orienter les échanges vers le bon destinataire.

Avant de choisir, examinez la compatibilité avec votre logiciel de facturation ou de comptabilité, la gestion des statuts, l’export des pièces, les droits utilisateurs et l’accompagnement. Votre expert-comptable peut également avoir un environnement privilégié : associez-le tôt à la décision.

Un plan d’action en six étapes

Commencer maintenant sans tout bouleverser

Le meilleur point de départ est la qualité des données. Nettoyer les fiches clients et fournisseurs, identifier les doubles saisies et documenter le parcours d’une facture apporte déjà un bénéfice opérationnel. Vous pourrez ensuite connecter progressivement caisse, facturation, plateforme et comptabilité.

Pour les commerçants et restaurateurs, la réforme peut devenir une occasion de réduire les exports manuels et de mieux rapprocher ventes, paiements et comptabilité. La réussite dépendra moins d’un outil isolé que de la continuité entre les systèmes.

Information générale : vérifiez le champ applicable à votre entreprise avec votre expert-comptable ou l’administration fiscale.

Sources officielles

Préparer votre chaîne d’encaissement

Nous pouvons examiner votre configuration de caisse et les points à anticiper avec vos partenaires comptables et logiciels.